Matias Rodriguez
La démission de Tsipras donne une impression de gueule de bois et semble donner raison à ceux qui pensent qu'une politique anti-austéritaire n'est pas possible en Europe. De plus, l'attitude de Tsipras laisse un goût amer et refroidit tous ceux qui ont velléité à proposer des solutions alternatives à la rigueur.
Quel gâchis !!! Le référendum donnait une véritable légitimité populaire à Tsipras qui avait pour mission de refuser l'accord européen. Au lieu de cela, il a préféré accepter un accord que n'auraient pas renié ses adversaires politiques et qui dit l'inverse de ce pourquoi il a été élu. C'est suite à l'échec des négociations que Tsipras aurait du démissionner comme l'a fait Varoufakis. La mise en pratique de ce plan de rigueur est un abandon de la souveraineté populaire et peut être appliqué par un gouvernement technique.
Aujourd'hui, il a choisi de démissionner et compte sur son charisme pour être réélu et former une majorité sociale libérale ayant pour principale mission de poursuivre et renforcer les réformes.
M'est avis que cela pourrait bénéficier à l'abstention et à la montée d'Aube Dorée. A moins que Varoufakis ne décide de contre-attaquer.
En tout cas, rien de réjouissant pour ceux qui, comme moi, avait l'espoir de l'émergence d'un mouvement citoyen.
Podemos en Espagne refuse pour le moment tout accord avec Izquierda Unida et soutient la position de Tsipras. Nous attendrons de voir les premiers résultats de leur politique à Madrid, Barcelona ou la Corogne.
Les élections régionales en France risquent de conforter la position du Front National et de permettre à la droite d'effectuer un véritable hold up des régions.
A la gauche anti-gouvernementale d'accorder ses violons pour donner des signes encourageants.