Matias Rodriguez
L’histoire que je vais vous raconter n’est pas réelle. Elle est en partie tirée de mon imaginaire. Toute ressemblance avec des faits réels est fortuite et ne tenez pas compte des anachronismes : je n’ai pas révisé mon Histoire de France.
C’est donc l’histoire d’un grand seigneur qui, pour étendre son influence, décida de s’appuyer sur ses vassaux pour conquérir des territoires. L’un de ses vassaux vivait dans un bourg où le climat politique était tendu avec des querelles de clochers qui lui permirent de s’imposer à la tête du village où tout le monde se connaissait et où personne ne le connaissait. Les administrés rêvaient d’avoir une ville aussi belle que celle du grand Seigneur. Son rêve à lui était d’avoir un beau château, de beaux équipements et d’organiser des guinguettes au bord de l’eau. Il s’entoura pour cela d’une équipe aux profils divers et décida de très vite augmenter la gabelle et les tarifs des activités pour financer ses désirs fastueux. Il décida de renvoyer des troubadours venant du continent africain qui avaient été appelés quelques mois auparavant et cela afin d’organiser d’autres fêtes à son image. Il décida de créer une nouvelle armoirie pour son village. Il envoya une missive pour organiser le contrôle des personnes hébergées dans les maisonnées. Alors qu’une salle de spectacle était sur le point de voir le jour, il décidait d’annuler le projet, de renvoyer chez lui l’architecte et les maîtres d’ouvrage afin de concevoir avec l’aide du grand Seigneur, une salle encore plus grande, encore plus fastueuse et avec un miroir d’eau où il pourrait, tel Narcisse, contempler son image. Devant ses premières dérives, sa principale collaboratrice ainsi qu’une autre personne de son équipe, décidèrent de faire une grêve de la faim pour faire prendre conscience à la population de ces abus. Bien mal leur en ont pris, elles furent remerciées. (…)
(suite de l’Histoire le 04 février)