Matias Rodriguez
3 février : Grève de l’Éducation Nationale
POURQUOI ?
Charge de travail qui augmente, manque de postes, revalorisation salariale en panne totale, formation continue en déshérence, la priorité promise à l’éducation ne se vit pas au quotidien. Or, et l’actualité la plus récente le rappelle, plus que jamais notre pays a besoin d’école.
Ce message est le premier d'une série de mails justifiant le recours à la grève par le SNUipp et la FSU.
Pour des conditions de travail des enseignants améliorées
Pour la réussite des élèves
Le budget 2015, c’est 2511 postes supplémentaires pour le primaire. En Essonne, 104 postes sont créés.
Suite au CTSD du 21 janvier, nous pouvons affirmer que 18 postes seront alloués aux nouvelles mesures pour les REP +. Il restera 86 postes pour, à la fois,
- alignerles seuils pour les Écoles à Attention Éducative Particulière sur ceux de l’Éducation Prioritaire,
- compenser les modifications de déchargede direction d’école (1/2 journée supplémentaire pour les écoles de 9 classes),
- absorber la hausse démographique de 2500 élèves supplémentaires prévus !
- Aucune perspectiveen vue pour le remplacement, pour les RASED, pour le plus de maîtres que de classes, la baisse des effectifs...
L'an dernier, l'Essonne avait utilisé 173 postes pour 2500 élèves supplémentaires !
À l’évidence, le compte n'y est pas !
Les classes françaises restent parmi les plus chargées des pays de l’OCDE et celles de l'Essonne sont les plus chargées de France métropolitaine. Or, des études confirment le lien entre réussite scolaire et taille des classes.
Pour le SNUipp-FSU, pas plus de 25 élèves par classe, 20 élèves en éducation prioritaire et 15 en TPS/PS.
La nouvelle carte élaborée à moyens constants ne répond pas aux besoins et écarte 24 écoles (à Longjumeau, Corbeil, Brunoy, Courcouronnes,Vigneux, Évry, Montgeron, Quincy s/S, Draveil, Massy) alors que la dégradation des conditions socio-économiques pèse sur l’école.
Toutes les écoles qui en relèvent doivent faire partie de l’Éducation Prioritaire, seule garantie de moyens et d'indemnisation des personnels.
Alors, pour obtenir des postes et améliorer nos conditions de travail,
toutes et tous en grève le 3 février !
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