Matias Rodriguez
Même génération, même école (ENA), même paternité (biologique pour l'une, spirituelle pour l'autre), mêmes majorités au sein du parti socialiste, mêmes positions sur l'Europe et mêmes responsabilités au sein du parti socialiste. Chacun est entouré de strauss-kahniens, de jospinistes, d'anciens du NPS, de la Gauche Socialiste, de partisans du oui au traité constitutionnel européen. Ils ont tous deux été très proches de Lionel Jospin, lorsque celui ci était premier ministre. Alors, qu'est ce qui distingue les deux candidats aux primaires ? Les soutiens. Martine Aubry est soutenu par la majorité de ceux qui constituaient l'aile gauche du parti au congrès de Reims. Les soutiens affichés de personnalités d'EELV comme Cecilé Duflot ou José Bové et la présence de Martine Aubry à la fête de l'Humanité, contrairement à son concurrent, sont de bonne augure pour créer les conditions d'un rassemblement au second tour. Restent beaucoup d'incertitudes, quelque peu dissipées par la réponse de Martine Aubry à Montebourg, sur la retraite à 60 ans à taux plein, sur la réforme de la constitution et sur la revalorisation du SMIC. Restent des déceptions comme le fait de ne pas annoncer la création de postes à l'éducation Nationale car comment mener une réforme ambitieuse de l'Education sans corriger les nombreuses suppressions de postes imposées par la Droite depuis quelques années ? Il reste donc deux choix, s'abstenir ou voter Martine Aubry au second tour des primaires. Les soutiens immédiats de Manuels Valls ou de Baylet montrent avec clarté que les propositions de François Hollande sont plus à droite. Quelques soient les choix au second tour des primaires il n'y a pas d'autres choix que de voter Mélenchon au premier tour de l'élection présidentielle si l'on veut éviter une gauche à l'italienne ou un parti démocrate à l'américaine.