Matias Rodriguez
Suivant l'exemple des riches américains, plusieurs riches français se sont prononcés pour une augmentation des impôts des plus fortunés pour participer à l'effort de crise. Ne comparons pas ce qui n'est pas comparable : les Etats Unis sont un pays où malgré les tentatives de Roosevelt, de Johnson ou aujourd'hui d'Obama, l'Etat Providence n'est pas inscrit dans la culture. Les Fondations et initiatives privés lui sont préférées, car elles ne mettent pas en cause les libertés individuelles. Il n'est pas rare de voir des multi-milliardaires faire des donations impressionnantes, comme celles faites par Bill Gates, par exemple. Alors quelle mouche a piqué Pierre Bergé et Maurice Lévy ? Philantropie ou Peur de révoltes sociales, à l'égal de celles qui sévissent en Grande Bretagne? Toujours est-il que taxer les riches seraient un juste retour des choses. Beaucoup des grandes fortunes ont été acquises par héritage, par évasion ou fraude fiscale, par spéculation, en utilisant des niches fiscales ou en profitant du malheur des autres. Combien d'ouvriers sous payés, exploités, non rémunérés à leur juste valeur doivent contribuer à l'impôt proportionnellement plus que ces grands patrons ? Et encore davantage si l'on tient compte de l'impôt le plus injuste, la TVA, qui touche de la même manière toutes les catégories sociales. Difficile d'imaginer que Sarkozy osera s'en prendre à ceux qui sont son comité de soutien. Et pourtant, personne ne mérite d'avoir une fortune correspondant à 1 643 410 années de SMIC. A circonstances exceptionnelles, le gouvernement devrait débloquer le bouclier fiscal et bien sûr plafonner les revenus.