Matias Rodriguez
Crime de lèse majesté, de nombreux sympathisants socialistes m'interdisent de critiquer François Hollande. On est de gauche, on vote socialiste et on ferme sa gueule. C'est mal me connaître. On a passé en perte l'incroyable élan populaire suscité par le Front de Gauche. Et le PS déroule sa machine à pérenniser les barons et à multiplier les cumuls de mandats et d'indemnités. Quel mépris vis à vis des militants qui font le travail de fourmis de collage d'affiches et de distributions de tracts . Certains s'interrogent sur le mandat qu'ils devront abandonner suite aux législatives. Cette gauche là m'écoeure.
Alors, en bonus, je reconnais la limitation des salaires des présidents d'entreprises publiques, le décret à venir sur la retraite à 60 ans pour ceux qui ont cotisé plus de 41 ans et le (léger) coup de pouce au SMIC. Je me réjouis de la volonté de mettre en place la semaine de 5 jours, de créer des postes dans l'enseignement et de rétablir une justice spécifique aux mineurs.
Je m'interroge par contre sur la nécessité de venir en aide aux écoles privés, de limiter la retraite à 60 ans à ceux qui ont le nombre suffisant de trimestres cotisés (quid des salariés touchés par la longue maladie ou le chômage en fin de carrière?) et je m'insurge contre la concentration des pouvoirs.