Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Matias Rodriguez

Publicité

Discours que j'ai prononcé ce matin à la cérémonie du 8 mai 45

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs les élus du Conseil Municipal Enfants

Mesdames et Messieurs les représentants des associations locales d’anciens combattants,

Mesdames et Messieurs,



Soixante-huit années nous séparent de la victoire des forces alliées contre le système totalitaire nazi. Nous séparent de cette guerre qui fit plus de 60 millions de victimes dont une majorité de civils. Le troisième Reich, qui devait durer 1000 ans selon le projet d’Hitler, aura duré 12 ans. Douze années qui ont laissé une tache indélébile sur l’Histoire de l’Europe.



Si chaque année qui s’écoule nous éloigne un peu plus de ces années de conflit et de souffrances, le temps n’émousse en rien l’émotion et le recueillement. Aujourd’hui, nous rendons hommage à celles et à ceux qui ont vécu dans leur chair les camps d’internement et d’extermination. Nous avons une pensée aujourd’hui pour ces jeunes Français qui ont défendu nos valeurs coûte que coûte, mais aussi à ces tirailleurs venus d’au-delà de l’hexagone. Nous pensons également à ceux qui, n'étant pas français, se sont battus pour des valeurs. Mes origines me poussent à rendre hommage aux 146 soldats espagnols de la Nueve, qui ont été les principaux acteurs de la Libération de Paris. Enfin, nous commémorons les femmes et les hommes qui ont risqué leur vie, en se rassemblant clandestinement, en imprimant des journaux non autorisés, ou en animant des radios clandestines. Ces femmes et ces hommes, engagés dans la Résistance, ont permit à la liberté, à l’égalité et à la fraternité de ne pas perdre leur sens.



Durant ces six années, l’Europe a vacillé. L’idéologie nazie a failli triompher. Mais les alliés ont gagné.

Cette victoire cependant n’est pas une assurance à vie contre le totalitarisme. Quelques années après, en Europe, des dictateurs ont pu continuer leurs desseins. D’autres ont pu mener des génocides. En Espagne, en Serbie, l’Europe a encore une fois vacillé. Et pourtant, c’est peut-être parce qu’elle est Europe, communauté de pays ayant un projet commun, que ce continent n’a pas sombré. Bien entendu, nous pouvons critiquer l’Allemagne aujourd’hui. Mais tout en critiquant l’Allemagne, sur sa politique sociale ou économique par exemple, il faut sans cesse rappeler l’amitié qui unit et doit unir ces deux pays. C’est cette union forte qui a permis à l’Europe de se constituer dans la durée. C’est cette entente qui donne un sens concret au mot paix.



Aujourd'hui, il ne faut pas oublier et continuer à être vigilant à chaque instant contre le repli sur soi et contre toutes les formes de discrimination et de haine d'autrui. «Quand la nuit essaie de revenir, il faut allumer les grandes dates comme on allume des flambeaux», écrivait Victor Hugo. Le 8 mai est l'une de ces grandes dates. Qu’elle soit, cette année encore, le signal d’une France rassemblée qui ne cédera jamais face à l’intolérance et la haine.

 

Je vous remercie

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article