Matias Rodriguez
Aujourd'hui a lieu une Marche des Salopes dans plusieurs villes de France, manifestation qui montre que, dans le pays des droits de l'Homme, le féminisme a encore du grain à moudre. Ce ne sont pas les propos machistes lors de l'affaire DSK qui le dementiront, ni la faible représentation des femmes en politique malgré des mesures coercitives comme la parité dans les listes. Bien sûr, il existe une égalité devant la loi, mais, dans les faits, la France accuse un retard. Lors des dernières sénatoriales, on a bien vu que les hommes étaient souvent choisi comme tête de liste, et vu la multiplicité des listes, la plupart des sénateurs élus ont été des hommes. Pour les élections législatives, beaucoup de femmes sont choisies comme suppléantes ou alors dans des circonscriptions ingagnables. Les femmes ministres sont souvent les premières victimes des remaniements ministériels : les juppettes en 1997 ont été le symbole le plus mémorable de ce phénomène. Alors, bien sûr, les choses ont évolué et on ne choisit pas un candidat en fonction de son genre. Je trouve, à cet égard, que le comportement de Aubry ou Royal qui exploitent le filon de la "première présidente femme" est intolérable. La parité, le non cumul de mandats, l'impossibilité de se représenter plus de 2 fois consécutives à une élection peuvent contribuer à une meilleure représentation des femmes en politique. Le féminisme en politique n'aura plus de raison d'être le jour où l'on n'aura plus besoin de souligner qu'un président, qu'un premier ministre ou que le maire d'une grande ville est une femme.