Matias Rodriguez
DSK arrive au tribunal, vêtu d'un costume sombre et d'une cravate à rayures, le sourcil épilé, sourire en coin, accompagné de son épouse dévouée, Anne Sinclair, vêtue d'un tailleur noir. Ils sont tous deux reposés, revenant d'un week end dans les Rocheuses. Il en ressortira sûrement blanchi. Personne ne saura jamais ce qu'il s'est passé dans cette chambre du Sofitel, personne ne saura si DSK aurait gagné les primaires contre Hollande et la présidentielle contre Sarkozy. Pour ma part, je pense que la gauche a évité le pire, car DSK représente une gauche molle et ayant fait le deuil de son histoire, une gauche qui, sous prétexte de gestion rigoureuse, en oublie l'exigence d'une plus grande justice sociale. Quelle austérité aurait-il fait endurer au peuple français, lui qui, à la tête du FMI, a imposé au peuple grec, irlandais et espagnol des politiques de rigueur remettant en question des acquis sociaux fondamentaux ( baisse des salaires des fonctionnaires, coupes budgetaires en matière de santé, allongement de la durée de cotisation ) ?