Aujourd’hui, que ce soit dans la Sécurité sociale, la MSA, le RSI, la Mutualité, les Groupes de Protection Sociale, Pôle emploi, les Missions Locales, les Régies de Quartier, et l’Aide et Maintien à Domicile, tous les secteurs de la Protection Sociale sont en difficulté.
Les salariés sont en souffrance, les conditions de travail se dégradent, le service rendu aux usagers se détériorent.
Il y a urgence à redonner à nos professions les moyens humains et matériels de bien travailler, d’embaucher des effectifs supplémentaires en nombre suffisant avec des formations, d’augmenter les salaires.
Tous nos secteurs professionnels sont dans une même logique de financiarisation et de marchandisation. En ne donnant plus aux personnels les moyens de travailler dans de bonnes conditions, on prépare à terme le passage de pans entiers à des entreprises du secteur marchand.
Dans notre pays, la protection sociale a été un « amortisseur de la crise ». Partis politiques, experts, économistes, tous l’ont relevé.
Cette protection sociale est un bien précieux que nous nous devons de préserver et de développer pour lui permettre de répondre aux besoins actuels et à venir.
Fusions, mutualisations, régionalisation contribuent à supprimer les Services Publics de proximité.
Il est urgent et nécessaire de maintenir au niveau de chaque département des organismes de plein
exercice (URSSAF – CPAM – CAF) avec des budgets et des personnels en nombre suffisant pour
assurer toutes les missions, au plus près des assurés sociaux.
Les politiques menées depuis des années ont conduit à la réduction de milliers d’emplois, avec pour
incidence, la fermeture des accueils, des centres, qui éloignent de plus en plus, la Sécurité sociale
des assurés sociaux.
Ces politiques ont de graves conséquences sur les plus démunis, les plus fragiles dans la population
car ce sont eux qui ont le plus besoin d’être accueillis, accompagnés, conseillés.
Parallèlement, la législation est de plus en plus complexe et sous prétexte de lutte contre la fraude,
l’Institution culpabilise les plus faibles.
L’utilité de nos organismes n’est plus à démontrer comme filet de sécurité pour la population. La
Sécurité sociale est un outil de cohésion sociale, son démantèlement nuit dangereusement à cette
cohésion.
Par ailleurs, à l’intérieur de l’Institution, les acquis sociaux sont progressivement laminés, les
attaques contre la Convention Collective Nationale des personnels de la Sécurité sociale, se multiplient.
Dans ce contexte, les salariés sont particulièrement touchés.
Non seulement, ils souffrent de ne pas être en capacité de remplir leurs missions, alors qu’ils sont attachés au Service Public, mais en plus ils souffrent psychiquement à cause de la charge de travail qui ne cesse d’augmenter, des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader, de la non reconnaissance des métiers, des salaires dérisoires, des organismes en grande difficulté.
Les salariés sont dans une grande souffrance psychique, une expertise nationale sur les risques
psychosociaux confirme cet état de fait.
Toutes ces mesures vont dans le sens de la Révision Générale des Politiques Publiques, qui prône des plans de restriction budgétaire instaurés par nos gouvernants.