Matias Rodriguez
Quel gâchis !!! Et pourtant si prévisible et annoncé dès la candidature de François Hollande aux primaires du Parti Socialiste. Le discours était déjà décomplexé et Manuel Valls qui représentait si peu lors des primaires voulait remettre en question jusqu'au nom du Parti Socialiste. Arnaud Montebourg, souhaitant un maroquin, avait soutenu Hollande plutôt que Martine Aubry dont le discours était clairement plus à gauche. Ceux qui n'ont de cesse de vouloir transformer le PS de l'intérieur avalent des couleuvres et soutiennent une politique austéritaire en critiquant ceux qui ont le courage tel Jean Luc Mélenchon de risquer leur vie politique pour défendre leurs idées. Et pourtant, il pourrait y avoir une alternative de gauche si PG, PCF, gauche du PS et écologistes de gauche voulaient bien unir leurs forces. Les défections d'Europe Ecologie les Verts, d'Arnaud Montebourg, de la gauche du PS, les critiques de Martine Aubry montrent bien l'impasse de vouloir composer avec les tenants d'une ligne libérale. La politique menée par Hollande et Valls n'est qu'une version light de celle que mênerait la droite. Les perspectives sont inquiétantes. La droite pour qui l'avenir risque fort de sourire, va avoir le blanc seing pour mener une politique encore plus austéritaire avec notamment une réforme des retraites plus radicale et la remise en question des 35 heures. Et c'est là le paradoxe, les Français, déçus par cette gauche qui n'a de gauche que le nom, vont probablement voter pour Sarkozy et Juppé dont les solutions ne vont clairement pas relancer leur pouvoir d'achat. La Jeanne d'Arc des années 2000 (dixit Brigitte Bardot) n'aura qu'à compter les points. Il reste 3 ans pour recomposer une gauche alternative et proposer un projet soutenant la consommation et relançant l'économie sans asphyxier les classes modestes et les classes moyennes. Pour cela, il faudra probablement mettre de côté le bal des égos. On peut toujours rêver.