Matias Rodriguez
On croit rêver : les élus de droite qui, il y a 4 ans, ont défendu Nicolas Sarkozy qui traitait quelqu'un de pauv'con, font les vierges effarouchées, lorsqu'un candidat à l'élection présidentielle, Hollande, alors qu'il s'adresse en off à des journalistes, fait dire à Nicolas Sarkozy "je suis un président de l’échec depuis 5 ans, je suis un sale mec…mais réélisez-moi…parce que moi je suis le seul capable de gouverner…et j’ai le courage d’affronter l’impopularité’'.
Il faut dire que les précédents parlent pour eux. C'est une phrase de Jospin critiquant Jacques Chirac eu égard à son âge et à son état de santé, qui l'avait desservi, au point de lui faire perdre l'élection présidentielle.
La politique est dure, et, toute l'année, des phrases ou expressions sorties de leur contexte sont mises en exergue pour discréditer tel ou telle adversaire. On n'imagine d'ailleurs pas Nicolas Sarkozy ne pas utiliser des formules discréditantes pour parler de François Hollande.
Tout ce faux tintouin n'a à mon sens qu'un objectif : celui de focaliser la campagne présidentielle sur un duel attendu de deuxième tour. Mais n'oublions pas qu'il existe deux tours et que les jeux ne sont pas faits.