Les propos de Nicolas Sarkozy s'extrème-droitisent et les frontières entre UMP et Extrème droite s'amenuisent de jour en jour. Le deuxième tour a des relents de 2002 avec un front républicain qui s'organise contre une droite fustigeant les immigrés, les chômeurs et les corps intermédiaires. Ce climat est le résultat du choix fait par un certain nombre d'électeurs de gauche de placer François Hollande en tête au premier tour alors que j'ai toujours pensé que la priorité était de faire passer Mélenchon devant Lepen pour qu'il soit l'arbitre de l'entre deux tours. Alors les thêmes abordés auraient été le pouvoir d'achat, les retraites, le logement, l'écologie et la réforme des institutions plutôt que l'immigration et la sécurité. Dont acte. La priorité aujourd'hui c'est de faire barrage à Nicolas Sarkozy qui représente une politique et un style dont nous ne voulons plus et le vote Hollande est le seul capable d'y contribuer. Ensuite, à nous, peuple de gauche de permettre à un maximum de députés du FDG d'être élus pour qu'ils soient à même de défendre nos valeurs. Mais le système électoral que UMP et PS couvent depuis des années défavorisent l'expression de sensibilités politiques et il est difficile pour un courant représentant 10 % d'électeurs français de défendre ses chances aux législatives sans avoir au préalable passé des alliances avec l'un et l'autre des courants majoritaires. Europe Ecologie les verts l'a appris à ces dépens en mettant à perte ses idéaux au profit de positions éligibles aux législatives.