Matias Rodriguez
Celui qui est entré dans l'arène contre toute attente, alors qu'il était donné perdant par tous les sondages, a vu son destin basculer lorsque la droite de Aznar a voulu manipuler l'information en imputant l'attentat de Madrid à l'ETA. Quelle qu'en soient les conditions, l'arrivée au pouvoir de la gauche est toujours une bonne nouvelle. A son actif, on peut saluer l'incroyable avancée des droits civils et individuels qui ont relégué la France à la préhistoire (ex : mariage et adoption des couples homosexuels). Sur le plan international, Zapatero s'est illustré par le retrait des troupes espagnoles d'Irak et une coopération accrue avec les pays en voie de développement. Il aura enfin réalisé le travail de Mémoire sur la période frranquiste que la transition démocratique n'avait pas permis. Malheureusement, Zapatero se sera également illustré dans son second mandat par une mauvaise gestion de crise, des cures d'austérité que la droite n'aurait pas renié et une dégradation sociale. Mais quoi de plus paradoxal que de sanctionner un gouvernement libéral en mettant au pouvoir une droite ultra-conservatrice, alors que le vrai choix devrait être le vote Izquierda Unida ?