Matias Rodriguez
Je chantais. C'était mon 1er jour de chorale. Il y a presqu'un an, je démissionnais du PS pour de nombreuses raisons, dont celle de reprocher au PS d'avoir décidé l'organisation de primaires. Si intérêt il pouvait y avoir aux primaires, ce serait dans un cadre beaucoup plus large. Mais j'y suis profondément opposé. Non seulement, c'est une dépossession des prérogatives du militant, condamné à ne servir que de distributeur de tracts et de colleur d'affiches, mais en plus, elles exacerbent la personnalisation du pouvoir, là où les congrès s'attachaient à choisir des orientations politiques desquelles découlaient le choix d'un candidat. La non-présentation d'un candidat de la gauche du PS en est une résultante. De plus, comme c'est le cas aux Etats Unis, ou plus récemment en Italie, les primaires aboutissent généralement à une candidature de centre gauche, dénominateur commun du plus grand nombre. Hors, c'est l'élection présidentielle qui doit jouer ce rôle là : Au premier tour, on choisit le candidat dont les idées politiques se rapprochent des notres. Au second tour, on choisit le moins pire ou le meilleur, c'est selon. Pas besoin de préselection qui opère comme un barrage d'idées novatrices ou radicales.