Matias Rodriguez
Ainsi, ce qui était prévisible arrive. Le fossoyeur de la gauche, Nicolas Sarkozy aurait proposé à Nicolas Hulot un poste à l'ONU. Celui ci n'a pas encore accepté mais fort est à parier qu'il cédera à l'appel des sirènes. Les militants et sympathisants d'EELV ont été clairvoyants de ne pas l'investir aux primaires. Nicolas Hulot voulait profiter d'un parti structuré pour faire valoir ses idées, mais intrinséquement, il n'adhère pas aux valeurs de gauche d'EELV et s'en accommodait uniquement pour avoir à son service des militants, du temps de parole et des moyens financiers. Maintenant qu'il a été recalé, il n'est plus prêt à soutenir le projet d'EELV porté par Eva Joly, comme le prouve son absence aux universités d'été. Nicolas Sarkozy voudrait de plus l'éloigner de Borloo, dont Hulot se sent proche, car son soutien pourrait apporter de précieux points à celui qui rêve de dépasser l'UMP au premier tour, pour porter les valeurs de la droite au deuxième tour.