Matias Rodriguez
Georges Pujals a décidé d'abandonner le projet de la Maison des Arts élaborée lors du précédent mandat par les élus de l'agglomération. Ce projet n'avait rien de partisan car il avait reçu l'assentiment de tous les élus du conseil communautaire toute tendance confondue. Il avait été le fruit d'un long travail : étude de marché, groupe de travail composé d'un élu, Moi même, en qualité de Maire Adjoint à la culture d'Epinay Sous Sénart, d'un chef de projet cofinancé par la Ville et l'Agglomération, de cadres de la Communauté d'Agglomération du Val d'Yerres, d'un programmiste et d'un bureau d'études Culture Partagée, avec des profesionnels confirmés connaissant parfaitement le marché des salles de spectacle. Une Commission d'Appel d'Offres avait désigné l'excellent architecte Serrero et le résultat avait reçu l'approbation de tous les membres de la commission. Juste avant la fin du mandat, une dernière CAO avait désigné tous les lots permettant de mettre en oeuvre le projet : une salle de spectacles de type musiques actuelles avec sièges rétractables, 3 studios d'enregistrement (dont le studio jeunes), des ateliers et des bureaux pour accueillir le service culturel. Le but était de proposer un équipement complémentaire des autres équipements de l'agglomération. Résultat, le projet est abandonné, l'architecte est indemnisé pour pénalités et le projet repart de zéro, car soit disant, les Spinoliens ont changé d'avis.
Nouveau projet : 1 studio de répétitions, 1 studio d'enregistrement et une salle plus grande, alors que Nicolas Dupont Aignan s'était toujours refusé à ouvrir une autre salle de ce type, pour éviter de saturer le marché. Les studios devaient être une valeur ajoutée pour favoriser les échanges entre artistes professionnels et amateurs.
Ce Maire, voulant effacer toute trace de la précédente municipalité, défait les projets un à un pour les reprendre de zéro, alors qu'il suffirait parfois d'amender les projets, de les adapter. Son souhait est de faire croire que la précédente municipalité n'a rien fait.
Il est irresponsable en période de crise de jeter en l'air l'argent public.
Nous assistons, impuissants, aux caprices d'un Maire, qui se coupe de plus en plus des Spinoliens. Un Maire qui fuit ses opposants, un Maire qui refuse de serrer la main de ceux qui critiquent sa politique, un Maire qui sanctionne tous ceux qui ont "de mauvaises fréquentations", qui consultent tel site internet, qui appartiennent à telle association. Contrats écourtés, Personnel périscolaire baladé d'une école à une autre, Arrêts maladies.
C'est pourquoi il est important de continuer à faire vivre Epinay, à élaborer des projets, à être présent dans le secteur associatif, les conseils d'écoles, les conseils syndicaux et les conseils de quartier, s'il respecte cet engagement de campagne.
Partout où je m'engagerai pendant ce mandat, ma seule préoccupation sera l'intérêt des Spinoliens. Je serai toujours force de propositions, même si cela m'amène à travailler sur un projet avec la Mairie, mais il m'est impossible d'être silencieux quand je vois le sort de certains de mes proches, victimes des méthodes de Georges Pujals et de son directeur de cabinet.
Tout le monde peut se faire sa propre idée de ce qui arrive à Khaddidja Seddiki et à Sophie Mianne, mais il ne s'agit que de la partie émergée de l'iceberg.
C'est pourquoi je serai présent demain au Conseil Municipal pour soutenir les deux adjointes et les membres de l'opposition qui ont la lourde tâche d'exercer un mandat républicain sans avoir accès aux dossiers.
Je serai d'ailleurs curieux, compte tenu des nombreuses dépenses cosmétiques faites par le Maire de les voir apparaître dans les décisions du Maire et/ou dans un budget rectificatif.